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Édulcorants et diabète gestationnel : des sucres sous d'autres noms, et les substituts

Le miel, les sirops et le sucre de coco sont des sucres : dans cette bibliothèque, ils apportent environ 67 à 95 g de glucides pour 100 g, contre environ 100 g pour le sucre blanc selon l'USDA américain, quoi que suggère le mot « naturel » sur l'étiquette. Les substituts, la stévia, le fruit du moine, l'érythritol, le xylitol et l'allulose, sucrent avec peu ou pas de sucre. Ce guide compare les sucres, puis résume ce que disent les autorités sur les substituts et le piège des polyols. Sur les édulcorants intenses, l'Anses est plus réservée que le NHS britannique, et ce guide dit en quoi. Les édulcorants naturels et les substituts du sucre ont chacun leur page, et tous les édulcorants sont listés plus bas.

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18 alimentsDernière révision : 7 septembre 2026Sources

Édulcorants : aliments et diabète gestationnel

Comment nous les avons choisis

Trois sucres souvent présentés comme des alternatives au sucre blanc, et trois substituts aux valeurs différentes. Cette bibliothèque ne contient pas encore de sucre blanc : la valeur de l'USDA le remplace dans le texte.

Ce qu'il faut regarder

  1. Le miel et les sirops comptent comme du sucre

    Le NHS britannique compte les sucres du miel, des sirops comme le sirop d'érable, d'agave ou le golden syrup, et des nectars comme des sucres libres, au même titre que le sucre ajouté aux aliments, et indique que les adultes ne devraient pas en consommer plus de 30 g par jour. Selon l'USDA, le miel apporte environ 82 g de glucides pour 100 g, le sirop d'agave 76 g, le sirop d'érable 67 g et le sucre blanc 100 g.[1] [2]

  2. Un IG bas ne rend pas un sirop pauvre en glucides

    L'association britannique Diabetes UK note que l'IG ne tient pas compte de la taille de la portion, et que la quantité de glucides pèse plus sur la glycémie que l'IG. Le sirop d'agave le montre : il a un IG de 15 dans cette bibliothèque, mais environ 76 g de glucides pour 100 g, autant que les autres sirops, et son badge d'impact faible ici ne vient que de l'IG. Les conseils de Diabetes UK s'adressent au diabète en général, pas à la grossesse.[3]

  3. Ce que disent les autorités sur les substituts

    Selon Santé.fr, les données actuelles semblent indiquer que les édulcorants intenses sont sûrs aux doses recommandées, et le NHS britannique comme la FDA américaine jugent eux aussi sûrs ceux qu'ils autorisent. L'Anses estime cependant qu'ils n'ont pas d'effet bénéfique sur le poids ni sur la glycémie des personnes diabétiques, qu'aucune donnée ne justifie d'encourager le remplacement du sucre par des édulcorants intenses, et cite une étude sur près de 60 000 femmes enceintes montrant une association statistique entre boissons édulcorées et risque d'accouchement prématuré. L'EFSA réévalue les édulcorants les plus anciens et a terminé l'aspartame, l'érythritol, l'acésulfame K, le néotame et le sucralose.[4] [5] [6] [7] [8]

  4. Polyols : des glucides sur l'étiquette, laxatifs en quantité

    L'érythritol, le xylitol et le sorbitol sont des polyols, aussi appelés sucres-alcools. Selon les règles d'étiquetage de l'UE, les polyols sont comptés dans les glucides du tableau nutritionnel : c'est pourquoi le chewing-gum sans sucre affiche environ 70 g de glucides pour 100 g dans cette bibliothèque, et aucun sucre. Le NHS britannique note qu'ils peuvent avoir un effet laxatif en grande quantité, et les aliments contenant plus de 10 % de polyols ajoutés doivent porter la mention « une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs ».[4] [9]

  5. « Sans sucre » et « sans sucres ajoutés » sur l'emballage

    Selon les règles de l'UE, « sans sucre » signifie au plus 0,5 g de sucres pour 100 g, et « sans sucres ajoutés » signifie que rien n'a été ajouté pour son pouvoir sucrant, ni sucres ni autre aliment utilisé à cette fin ; si le produit contient ses propres sucres, il doit aussi indiquer « contient des sucres naturellement présents ». Aucune de ces deux mentions ne concerne les polyols ni les glucides totaux : regardez le tableau nutritionnel.[10]

Comparaison

Sucres et sirops

Pour 100 g
AlimentGlucidesSucresCaloriesImpact sur la glycémie
Miel
82,4 g82,1 g304 kcalélevé
Sirop d'érable (pur, non sucré)
67 g60 g260 kcalélevé
Nectar d'agave
76,4 g68 g310 kcalfaible
Sucre de coco
95,2 g92,5 g386 kcalmodéré
Sirop de dattes
75 g68 g295 kcalélevé
Mélasse (non sulfurée)
74,7 g74,7 g290 kcalélevé

Tous apportent environ 67 à 95 g de glucides pour 100 g ; le sirop d'érable le moins, le sucre de coco le plus.

Substituts du sucre

Pour 100 g
AlimentGlucidesSucresCaloriesImpact sur la glycémie
Stévia
0 g0 g0 kcalfaible
Édulcorant de fruit du moine
0 g0 g0 kcalfaible
Érythritol
100 g0 g24 kcalfaible
Xylitol
100 g0 g240 kcalfaible
Allulose
100 g0 g40 kcalfaible

La stévia et le fruit du moine n'apportent rien ; les polyols et l'allulose comptent comme glucides mais pas comme sucres, et le xylitol apporte le plus d'énergie.

Chiffres tirés de la fiche de chaque aliment dans cette bibliothèque. Ouvrez un aliment pour voir son profil complet et les repères de portion.

Tous les aliments : Édulcorants

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Questions fréquentes

Le miel est-il meilleur que le sucre avec un diabète gestationnel ?

À poids égal, il apporte un peu moins de glucides : environ 82 g pour 100 g contre 100 g pour le sucre blanc, selon l'USDA. Le NHS britannique compte le sucre du miel comme sucre libre, comme le sucre ajouté, dans la même limite de 30 g par jour pour les adultes. Votre diététicien ou votre équipe de diabétologie peut vous dire comment l'intégrer à votre plan.[1] [2]

Les édulcorants sont-ils sans danger pendant la grossesse ?

Santé.fr indique que les édulcorants intenses semblent sûrs aux doses recommandées, et que la dose journalière acceptable de l'aspartame, 40 mg par kilo de poids corporel, vaut aussi pour les femmes enceintes. L'Anses, elle, ne voit pas de raison d'encourager leur utilisation à la place du sucre. Selon le NHS britannique, l'aspartame ne convient pas aux personnes atteintes de phénylcétonurie. Si vous en consommez souvent, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin.[4] [5] [7] [8]

La stévia est-elle possible pendant la grossesse ?

Les glycosides de stéviol, les composés sucrants de la stévia, font partie des édulcorants approuvés cités par le NHS britannique, et certains, purifiés, sont reconnus comme sûrs aux États-Unis. La FDA américaine n'accepte pas comme édulcorant la feuille entière ni les extraits bruts de stévia. Aucune de ces autorités ne donne de conseil propre à la grossesse sur la stévia.[4] [5]

Puis-je utiliser de l'allulose ?

Cela dépend d'où vous vivez. Dans l'UE, saisie d'une demande d'autorisation, l'EFSA a conclu en 2025 que la sécurité de la D-allulose comme nouvel aliment ne pouvait pas être établie, le demandeur n'ayant pas fourni les données demandées. Au Royaume-Uni, sa demande était encore en évaluation des risques à la FSA quand ce guide a été écrit, et aux États-Unis la FDA ne s'est pas opposée à son usage dans certaines conditions.[5] [11] [12]

Pour aller plus loin

Informations importantes de sécurité

Chaque grossesse est différente, et le diabète gestationnel se gère différemment selon vos glycémies, votre traitement et votre terme. Les évaluations et les portions de cette page sont des informations générales — ni un diagnostic, ni un plan de traitement, ni un dispositif médical — et elles n'ont pas accès à vos résultats.

Hypoglycémie :
Si vous prenez de l'insuline ou un traitement antidiabétique, manger moins de glucides que ce que votre équipe avait prévu peut faire chuter votre glycémie. Traitez immédiatement une glycémie inférieure à 0,70 g/L (3,9 mmol/L), ou des signes tels que tremblements, sueurs, confusion ou palpitations, avec un sucre d'absorption rapide, puis recontrôlez au bout de 15 minutes. N'utilisez jamais cette page comme motif pour sauter ou réduire un repas qui vous a été prescrit.
Glucides et cétones :
Réduire fortement les glucides pour faire baisser un chiffre n'est pas sans danger pendant la grossesse : cela peut produire des corps cétoniques. Les recommandations publiées fixent un minimum de 175 g de glucides par jour pendant la grossesse. Des glycémies qui restent au-dessus de l'objectif plusieurs jours de suite relèvent de votre équipe soignante, pas d'une portion plus petite.
Traitement et insuline :
Les portions indiquées ici sont génériques et ignorent tout de vos doses d'insuline, de la metformine ou des corticoïdes administrés pour la maturation pulmonaire de votre bébé — autant d'éléments qui modifient l'effet d'un repas. N'ajustez jamais une dose ni l'horaire d'un repas à partir de cette page.
Sécurité alimentaire pendant la grossesse :
La glycémie n'est pas le seul critère qui rend un aliment adapté pendant la grossesse. Certains aliments aux excellents chiffres glycémiques présentent malgré tout des risques liés au mercure, à la vitamine A, à la listeria ou à l'alcool, et cela s'évalue indépendamment des notes affichées ici. Consultez les recommandations de sécurité alimentaire de votre pays avant d'introduire un aliment que vous ne connaissez pas.
Ce que ces évaluations peuvent et ne peuvent pas vous dire :
Les valeurs d'index glycémique, les notes d'impact et les portions maximales sont des moyennes de population issues de tables publiées. Deux personnes qui mangent le même aliment peuvent obtenir des glycémies très différentes : votre propre lecteur est la seule mesure qui vous décrive. Les valeurs nutritionnelles sont indicatives pour 100 g et varient selon la marque, la maturité et la préparation.

Contactez votre équipe soignante le jour même si : vos glycémies restent au-dessus de l'objectif plusieurs jours de suite ; vous relevez une glycémie inférieure à 0,54 g/L (3,0 mmol/L) ou vous avez eu besoin de l'aide d'un tiers pour corriger une hypoglycémie ; votre recherche de cétones est positive ; ou votre bébé bouge moins que d'habitude. Appelez les urgences en cas de confusion, de malaise, de vomissements répétés, ou d'une hypoglycémie que vous ne parvenez pas à corriger.

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